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Tome premier.
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ALGÉRIE .

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niarchei’ parce que nous avions à peine quelques com-pagnies dans un camp où il faudrait plusieurs régi-ments! Quelle responsabilité pour le maréchal! Sa pa-cification est une utopie. Il a fait une chose qui devaitinsurger toute la plaine (1) dans un moment où nous nepouvions prendre l’offensive sur aucun point.

Nous avons reçu une bonne leçon que nous nous rap-pellerons, et, à présent, nous restons tranquilles derrièrenos remparts, en attendant qu’on nous envoie des ren-forts.

Yoilà tout ce que je puis vous dire maintenant.Depuis dix jours je n’ai pas quitté mon sabre...

Dans l’intervalle du temps qui s’écoule entre cette lettre etla suivante, les événements se pressent, et la situation destroupes établies à Blidah devient critique. Ben-Salem, khalifad’Abd-el-Kader dans la vallée des Sebaou, liait ses opérationsavec Ben-Allal, et disposait, en plus de ses réguliers du Sebaou,de nombreux fantassins kabyles.

A la fin de novembre, le colonel Changarnier reçoit le com-mandement d’une petite colonne établie à Boufarik pourassurer les communications entre Blidah et Alger (deux batail-lons du 2 e léger, deux cent cinquante chasseui’s d’Afrique ,deux pièces d’artillerie), le 3 e bataillon du 2 e léger estal’Arba,Lamoricière avec ses zouaves à Koléab. Tous relèvent dugénéral de Rostolan qui, avec quinze cents hommes, occupeDouera.

Le 3 décembre, la colonne Changarnier oblige à la retraite

(1) L’expédition des Bibaus, considérée par les indigènes comme unerupture du traité de la Tafna, et pour 1 exécution de laquelle on avait dûdégarnir une foule de postes afin de constituer une colonne suffisante.