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Tome premier.
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20 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

quelque chose. Quant aux listes supplémentaires, quiont pu être amenées par nos dernières affaires, je n’vsonge pas. Nous avons six officiers blessés ; il est detoute justice qu’ils passent avant les autres. Je croisavoir fait mon devoir toutes les fois que l’occasion s’estprésentée ; et, Dieu merci, elle s’est présentée quelque-fois; peut-être même, dans toute autre circonstance,aurais-je fait assez pour mériter au moins une petitecitation; mais tout ce que je puis espérer, c’est d’avoiracquis l’estime de mon colonel et quelques droits peut-être à une place dans une compagnie d’élite. A la veillede faire une expédition, je me verrais avec grand plaisirsous-lieutenant de grenadiers...

Je songe beaucoup à cela depuis quelques jours, car<i que faire en son gîte... » , et je suis dans un‘véritablegîte.

Je réfléchis également à tout ce qui se passe actuelle-ment, et m’explique de moins en moins les illusions ducommandant en chef ou son incurie... Comment s’est-on laissé surprendre ? Les rapports corroborés par desindices de toutes sortes signalaient l’imminence de laguerre. N’était-ce pas le cas de se précautionner, demultiplier les préparatifs? Comment justifier l’abandonde nos postes disséminés dans la plaine, sans qu’on aitcherché à les mettre en état de défense et à les appro-visionner? Comment n’a-t-on pas supprimé ceux de ccspostes jugés inutiles ? Pourquoi ne s’oppose-t-on pas auservice de correspondance quotidien, et s’effectuant àheures fixes, d’un point à l’autre du territoire arabe ?