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Fallait-il donc attendre que la guerre fût déclarée parl es massacres de Sidi-Kaliffa et d’Oued-el-Alleg, pourévacuer nos camps, pour abandonner aux flammes ouau pillage des Arabes les camps de l’Est à peine ache-v és? Pourquoi ne pas faire exécuter autour de Blidah des travaux qui deviennent d’une absolue nécessité?Pourquoi attendre deux mois de luttes et de combatspour envoyer dans Blidab des pièces de gros calibre,fendues indispensables par le voisinage des hauteursc jui dominent la ville (1) ?
Les convois sont beaucoup plus fréquents; le générald Houdetot commande la division provisoirement, etd a son quartier général à Boufarik . La garnison deblidah s’est augmentée d’une compagnie de tirailleursde Vincennes . Les hommes sont bien armés, bien équi-pes, et, si cette innovation réussit, nous pourrons finirPar avoir une véritable infanterie légère, qui jusqu’icin existe que de nom.
21 février. — La colonne mobile a amené aujour-d hui un fort convoi ; elle est repartie presque aussitôt,accompagnée jusqu’à Beni-Mered par un assez grandnombre de cavaliers ennemis qui s’étaient réunis dansla plaine. Un bataillon des troupes régulières de l’Émirapparaissait en même temps sur la montagne et faisaitnne démonstration sur Blidah. ,
(1) Le sous-lieutenant Ducrot ne fait qu’exprimer dans cette lettre1 opinion unanime de l’arinee et les critiques très fondées que soulevaient1 incurie du gouverneur général et son insuffisance militaire.