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Nous ne pouvions songer à faire quoi que ce fût, tantfiue cette immense colonne de cavalerie occuperait laplaine ; mais il était facile de la lasser par des marchese t des contremarches. Au reste, nous pensions qu’ilsne devraient pas tarder à manquer de vivres. Il fallaitdonc patienter quelques jours.
Le 30, nous reprenions la route de la Chiffa et nousY campions le soir même. Les cavaliers harcelèrentVivement notre arrière-garde, et nous eûmes un assezîjVand nombre de blessés.
Toute la journée du I er mai s’est passée dans cettePosition, et l’on a évacué les blessés sur Blidah .
Le maréchal fit venir son artillerie de campagne qu’ilav ait laissée au «camp supérieur » , et, le 2, nous nousdirigions sur la ferme du Bey d’Oran (I), située à l’entréedu col de Ténia.
La journée du 3 fut employée à mettre cette positione n état de défense et à y établir quelques magasins, lePoint ayant été choisi pour base d’opérations; aussi, lesjournées du 4 et du 5 furent-elles consacrées à faire cir-
'Lception fut grande... Cette journée malheureuse devait faire à l’aulo-r *té du maréchal Valée un tort irréparable. On ne cessa de respecter son^Lacière; on continua de rendre justice aux qualités solides « de ceftr onze vivant, de ce lanceur de bombes, de cet obusier de vingt-quatre » ,c °mrne disaient entre eux les jeunes officiers, mais on lui contesta lesécrites d’un manieur d’armée, d’un capitaine de champ de bataille, et^confiance des troupes s’éloigna instinctivement de lui.
“ On n’a pas d’idée de ce que c’est que dix mille hommes conduits dela sorte, écrivait Lamoricière ; cela dépasse de beaucoup tout ce que jeP°Uvais imaginer, il est impossible de prévoir ce qui pourrait arriver^ns une affaire un peu sérieuse. » (G. Rousset.)
(1) Appelée aussi Harouch-Mouzaïa.