M CORRESPONDANCE DU GENERAL DUCROT.
Il est probable que nous allons nous reposer quelquetemps. Toute l’armée est sur les dents.
Le Prince va sans doute retourner à Alger et repartirimmédiatement pour la France . Il est enchanté de sacampagne.
Adieu, bon père..J,
juillet 1840.
A Madame Dupleix.
Je ne veux pas, ma bonne tante, prendre la mauvaisehabitude de rester des siècles sans vous écrire : il y aun peu d’égoïsme dans mon fait ; j’espère que vous merépondrez quelquefois, et c’est un plaisir que je meprépare.
Le duc de Nemours est depuis quelques jours àAlger . Avant-hier, il a visité le quartier. Lorsqu’il estentré dans la chambre occupée par ma compagnie, lecolonel Gentil m’a présenté en me nommant. Le Princem’a salué fort gracieusement et m’a dit : « Vous vousêtes distingué plusieurs fois dans les dernières expédi-tions, monsieur Ducrot ; j’espère que nous vous fourni-rons bientôt l’occasion de recommencer. » Nous avonsun peu souffert du mauvais temps dans la dernière expé-dition, mais nous nous reposons bien depuis notrearrivée à Alger . Je vous envoie une pensée cueillie sur