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Üne partie de la division d’Alger doit l’accompagner.
Les journaux vont probablement en conter de toutes^ es couleurs sur le général Bugeaud. Toute la canaillede ce pays-ci est ameutée contre lui, parce qu’il a com-mencé par leur dire qu’il voyait en Afrique « beaucoupde marchands de goutte et fort peu de colons ». Il a mani-festé hautement son mépris pour les premiers et sonestime pour les autres.
Les députés de la milice sont venus faire leur visiteet ont dit avec beaucoup d’aplomb que la milice comp-rit quatre mille hommes armés et équipés, tous prêtsa seconder l’armée dans la défense du territoire.
Le général a pris la balle au bond et leur a répondu“ qu’il ne doutait pas de leur dévouement » , et, pourleur en donner la preuve, il a mobilisé deux bataillonsde cette milice, destinés à garder le Sahel pendant1 absence de l’armée. Le reste fait le service de l’inté-rie ur. On les mène tambour battant; la moindre infrac-b°n aux ordres donnés ou à la discipline est punie deVl Qgt-quatre heures à un mois de prison.
Ensuite le général a eu besoin de bêtes de sommepour ses ravitaillements. Les colons, spéculant sur nosbesoins, avaient fait monter les chevaux et les muletsa Un prix fou.
Le général a tout mis en réquisition. Il en est résultéq Ue nous avons pu, en quelques jours, jeter plus dequatre cent mille rations dans Médéah. On apayélarge-ttle nt le louage des bêtes de somme, sans arriver à con-fier leurs propriétaires.