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Tome premier.
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138 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

été telles qu’il est presque impossible de laisser le colonelPicouleau sous les ordres du général Reveu. Le colonellui-même a demandé avec instance à quitter la garni-son de Milianah, et le général inspecteur a promis d’enparler au gouverneur.

Le départ de ce dernier, par suite des événementssurvenus dans l’Est, a probablement empêché les pro-messes du général de Bar de se réaliser. Aujourd’hui,notre colonel est à Alger , et certainement la question estrésolue au moment où je vous écris. Si nous quittonsMilianah, ce sera pour nous rapprocher d’Alger .

Le gouverneur a dû s’embarquer aujourd’hui pouraller en France , où il doit passer deux ou trois mois.Le général de Lamoricière prend le commandementpendant l’intérim. On ne parle en ce moment que deprojets d’organisation qui verront le jour, lorsqu’onaura entendu le maréchal Bugeaud. Il en est un quim’intéresse particulièrement et sur lequel je désireraisbeaucoup avoir des renseignements positifs. Si l’on nem’a pas trompé,' les officiers employés aux affaires arabes formeront un corps d’état-major à part composé de troiscolonels, trois lieutenants-colonels, six chefs d’escadrons,trente capitaines et je ne sais combien de lieutenants etsous-lieutenants. On n’a pas su me dire si, une foisclassés dans cet état-major, les officiers cesseraient defaire partie des cadres de l’infanterie ou de la cavalerie,et si, par conséquent, il deviendrait impossible de ren-trer dans l’armée active. Or, c’est la question impor-tante pour moi ; car, quels que soient les avantages d’une