Band 
Tome premier.
Seite
139
JPEG-Download
 

ALGÉRIE .

139

pareille position, pour rien au monde je ne voudraisleur sacrifier ma carrière de combattant.

Tâchez d’avoir des renseignements au ministère de laguerre et ne vous laissez pas effrayer par l’idée de mev oir à tout jamais devenir Africain . Il n’y a pas plusloin d’Alger à Paris que de certaines villes de garnisone n province ; la traversée se fait en quarante-huit heures.

Adieu...

Le capitaine Ducrot, après avoir longtemps hésité, aprèss etre assuré que son entrée dans les affaires indigènes ne luifermerait pas « la carrière de combattant », céda enfin auxsollicitations du colonel Daumas, et fut attacliéle 17 avril 1845a la direction centrale des affaires arabes, à Alger .

Mais il ne resta pas longtemps astreint au service desbureaux de cette direction, et, dès l’été, le colonel Daumas,lui avait en lui une grande confiance, le chargea de missionsuctives, notamment des convois de ravitaillement destinésaux colonnes qui, pendant l’année 1845, ne cessèrent de par-courir l’Algérie , pour comprimer l’insurrection générale. Unde ces convois lui fournit l’occasion d’être présenté au maré-chal Bugeaud par son ancien camarade, le capitaine Trocliu,a 'de de camp du gouverneur. Celui-ci l’apprécia aussitôt à saValeur, et ne cessa depuis de lui témoigner une estime parti-culière.

Ces opérations diverses fournirent encore au capitainebucrot de nombreuses occasions de se distinguer; ses états deservice le constatent : « Cité dans le rapport du gouverneurgénéral de l’Algérie , en date du 15 juillet 1845, commes’étant distingué le 11 du même mois à l’enlèvement du vil-lage de Tikobain. Cité par le général Marey-Monge, pour s’êtredistingué le 22 septembre 1845 dans le Hanoza. »

Voici, sur la manière dont s’établirent les rapports du mare-