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je n’avais pas à discuter. Il ne me restait qu’à obéir, ce(pie je m’appliquai à faire de mon mieux.
Nous descendîmes le plus rapidement possible levei’sant opposé de la chaîne de hauteurs et, aussitôt enplaine, nous prîmes le train de chasse à une telle allure(pre bientôt beaucoup de nos cavaliers se trouvaientéchelonnés derrière nous. Bien qu’il fallût nous pressersi nous voulions arriver, je me permis encore de faireau capitaine Ducrot l’observation que notre troupediminuait à vue d’œil, et que bientôt nous allions resterseuls. Un peu par ricochet du coup de boutoir du matin,je reçus cette courte réponse : « Si vous ne pouvez passuivre, restez en arrière. »
Piqué à mon tour, je répliquai que je ne parlais paspour moi, que j’avais un cheval excellent qui serait en-core capable de me tirer d’affaire, alors que tous lesautres seraient rendus. Je ne croyais pas si bien dire.
Nous continuâmes notre poursuite à outrance, et, plustôt que je ne le supposais, nous arrivions sur la queue(te l’émigration. En nous voyant arriver, tout ce quiavait pu s’échapper avait pris la fuite, abandonnant(t immenses troupeaux de moutons, des chevaux, desbagages, des femmes, des enfants. La razzia fut rapide-ment faite; mais il était impossible de tout prendre. Onht la part la plus large possible, et, jrendant que les ca-valiers du bureau arabe, secondés par quelques spahis,cherchaient à faire refluer en arrière la portion dont ons était emparé, je me portai sur une petite éminencePour tâcher de rallier autour du fanion de l’escadron la