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faire, comme dans tout poste de nouvelle formation;mais la perspective de passer un an ou deux sous latente est peu agréable.
Le Prince est en ce moment dans la province d’Oran ;d ne tardera pas à rentrer en France . Le maréchal doitprendre un congé vers la fin de juillet. Nous espéronstous le voir revenir dans ce pays-ci, où il est si appréciéet si indispensable.
Adieu, bon père...
18 septembre 1846.
Mon bon père,'
Cette lettre vous trouvera sans doute tous réunis; jene saurais vous dire quelles folles idées me prennentlorsque je pense au bonheur que j’aurais à passer quel-ques instants au milieu de vous; il y a si longtemps queJe ne vous ai pas embrassés!
J’aurais bien voulu vous arriver avec l’épaulette dechef de bataillon; mais, l’occasion manquée, je ne peuxY songer que dans un avenir éloigné, et je n’aurai pro-bablement pas la patience d’attendre jusque-là.
Abd-el-Kader continue à remuer l’Ouest, et en dépit‘les Chambres, des ministres et de l’opinion, on seral°rcé d’en venir à une expédition contre le Maroc , sansCe la la partie serait interminable; après chaque coupde massue, Abd-el-Kader étourdi se retire sans res-source et presque anéanti; puis, au bout de quelques