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Cette affaire complète l’œuyre commencée par lasoumission de Ben-Salem.
Adieu, bon père...
Le combat du 16 mai contre les Beni-Abbès, où le capitaineDucrot avait été blessé, fut très vif et très brillant. Dès taVeille, des coups de fusil avaient été échangés entre l’ennemie t nos grand’gardes.
« Vers une heure du matin, dit M. G. Roussel,, le feu cessa;deux heures après, le maréchal prit l’offensive. Laissant sesbagages à la garde de trois bataillons, il s’éleva dans la mon-tagne de la rive droite avec les huit autres et les obusiers.Toutes les crêtes occupées sur plusieurs lignes par les Kabylesfurent tournées les unes après les autres, et les villages quileur servaient d’appui successivement enlevés et incendiés. IlM’en restait plus qu’un, tout au sommet, entre deux tours. Cevillage portait le nom d’Arzon , et, dans le pays, les deux toursétaient communément appelées les Cornes du taureau. Lachaleur était excessive (45 degrés) et la pente raide. Malgrétout, les zouaves à droite, le 6“ bataillon de chasseurs à piedde front, le 13 e léger à gauche, grimpèrent résolument à Pas-saut;. Le spectacle qui devait terminer le combat, a dit le'Maréchal Bugeaud, devint des plus intéressants. Nos troiscolonnes gravissaient les rampes avec une égale ardeur. Lesofficiers et les soldats les plus vigoureux devancèrent bientôt^ e urs camarades, et l’on vit la position abordée sur trois pointsPar une poignée d’hommes qui n’étaient pas plus braves quefeurs frères d’armes, mais que leurs jarrets ou leurs poitrinesavaient mieux servis. Leur audace fut couronnée d un pleins Mccès. Les deux tiers de nos forces étaient encore sur lesP e ntes que déjà la position était enlevée. »
Voici un récit du général Trochu sur sa rencontre avec leoapitaine Ducrot blessé :