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Tome premier.
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ALGÉRIE .

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Médéah ; aussi eût-il vivement désiré que le commandantDucrot, chef du bureau de cette ville, pût l’accompagner.

Le mauvais état de santé du commandant Ducrot ne lepermit pas. Mais le général ne cessa d’avoir recours à sonexpérience et à sa parfaite connaissance des tribus. Gomme ille dit lui-même dans ses lettres, il se plut à se laisser con-duire par les conseils d’un inférieur en qui il avait pleine con-fiance. Le commandant Ducrot ne borna pas d’ailleurs à desconseils l’aide prêtée à son chef. Informé que les fractions desOuled-Nayls, voisines de Zaatcha, se laissaient entraîner etR attendaient que l’arrivée de Mohammed-ben-Hadj-SchrierPour se joindre à lui, il réunit les goums fidèles dont il dispo-sait, et les partagea en deux groupes placés sous les ordres dedeux vigoureux officiers, MM. Carrus et Gruard, ses adjoints,a uxquels il traça dans les moindres détails un plan d’opérationdes plus habiles.

Ces officiers se conformèrent à la lettre aux instructions ducommandant Ducrot, surprirent les tribus hostiles le 14 no-vembre, les dispersèrent et firent une razzia dont les résultatsfurent immenses. Mohammed-ben-Hadj-Schrier, battu àOurtal

16 par le général Herbillon, se vit privé des ressources quifui eussent permis de réparer sa défaite, et dut disparaîtredéfinitivement dans le Souf.

Ce succès complet sifr des tribus puissantes et guerrièresa vait été obtenu par l’emploi exclusif des goums indigènes,feit qui f u t t r ès remarqué en raison de sa nouveauté, car jus-du alors on n’avait osé employer ces goums aux actions deGuerre qu’en liaison avec des troupes régulières.

Les lettres suivantes fournissent des détails relatifs à ces°pérations.