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celles des officiers et soldats du bord, et j’ai sauté dansle canot.
La vue du port est très animée et charmante; l’en-Irée est fermée par un îlot sur lequel existe une batterietrès forte, dite batterie des Trois-Couronnes et célèbreP a r la part glorieuse qu’elle prit au combat soutenu par lesdanois contre les Anglais , commandés par Nelson; lesAnglais furent victorieux, mais achetèrent leur victoireIfien cher. Ce combat date de 1801. A gauche sont dev astes chantiers en construction, un bel arsenal; auIcnd, un quai de débarquement dans le genre de celuid Alger , et toujours garni de canots; puis, entre ce quaie t l’arsenal, se prolonge, à perte de vue, le port ducommerce, dont les nombreuses ramifications se répan-dent dans les différentes parties de la ville. A droite,Ull e promenade couverte d’arbres magnifiques s’étend
Jusqu’au bord de l’eau, et l’ombre des branches, dont
y
extrémité plonge dans l’eau, produit un effet charmant,devant le débarcadère se trouve un poste de soldatsdanois qui, aussitôt qu’ils nous ont aperçus, ont pris lesarmes et nous les ont présentées.
Les Français sont généralement très aimés dans cePays-ci, et les Danois ont presque toujours fait causeCo mmune avec nous. Leur fidélité, en 1814, leur a été^nneste, car elle leur a fait perdre la Norvège . D aprèsCe ( pie j’ai entendu dire, ils paraissent disposés, malgré^ e urs sympathies pour nous, à gai’der une stricte neu-^ l alité, et nous ne pouvons leur en savoir mauvais gré.^ e nr petite armée est parfaitement instruite et équipée,