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Tome premier.
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250 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DÜCROT.

ce sont de bons soldats ; mais ils sont en si petit nombrequ’ils ne sauraient être trop prudents. Nous avonstrouvé immédiatement un indigène obligeant qui nousa conduits à la poste, située à quelques pas du débarca-dère. Il y a ici un bureau pour l’arrivée des lettres etun autre pour les départs; nous étions à celui desdéparts. Quand nous avons demandé les lettres à notreadresse, on nous a dit qu’il fallait aller au secondbureau, situé à l’autre bout de la ville. Nous étionsassez embarrassés, lorsque notre indigène nous a con-duits à quelques pas à une station de voitures, absolu-ment comme celles que l’on trouve à Paris .

Nous sommes donc montés en voilure, et notre inter-prète a indiqué au cocher le but de notre course. Arrivésà la poste, nous avons appris que toutes les dépêches àl’adresse du corps expéditionnaire de la Baltique avaientété remises au chargé d'affaires, le baron d’Havezac oud’Hostac (je ne suis pas très sûr du nom) (1). On nous aconduits dans un fort bel hôtel où nous avons trouvé lechargé d’affaires français , un fort aimable homme, qu Js’est mis entièrement à notre disposition, mais n’a p unous donner de lettres, parce qu’il les avait envoyéestoutes par une occasion précédente.

Il nous a dit que les dernières nouvelles d’Oi’ientétaient peu importantes, qu’Omer-Pacha avait rein-porté un nouveau succès sur les Russes à Giurgewo»mais que les armées alliées n’étaient pas encore entrées

(1) Le chargé d’affaires de France à Copenhague en 1854 é taltM. Dolézac.