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de la place. Je me mettais immédiatement en relationavec le général Johnes, j’occupais fortement le villagede Nora-Finly et je poussais une reconnaissance jusqu’àmille deux cents mètres de la place. Je trouvai sur cepoint une batterie abandonnée depuis la veille seule-ment. L’ennemi s’était retiré avec les pièces dans l’in-térieur des fortifications ; après avoir établi une sectionde grenadiers dans cette batterie, je revins à Nora-Finly et j’attendis les ordres du général.
A onze heures, le général arrivait et paraissait en-chanté de toutes les dispositions que j’avais prises. Ilvoulut pousser immédiatement jusqu’à la batterie, et,une fois là, nous allâmes même jusqu’à quatre ou cinqcents mètres de la place; l’ennemi nous a envoyé quel-ques coups de fusil et de canon fort mal pointés. Legénéral Johnes ayant opéré comme moi de son côté, ilest résulté de ces deux reconnaissances qu’une des prin-cipales tours qui dominent complètement la place peutêtre attaquée facilement sans délai à quatre ou cinqcents mètres en deux points différents. On arrive jusque-là parfaitement à couvert, et il est facile d’y établir deuxfortes batteries qui, en quelques heures, feront unebrèche praticable.
Pendant notre opération, le reste des troupes étaitv enu se masser dans le village de Nora-Finly, où nousavons établi notre camp. La position est excellente, auPoint de vue militaire ; de plus, elle est très pittoresque.Les maisons, toutes en bois, sont propres et commodes;de distance en distance, il y a des croix ornées de fleurs.'