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Tome premier.
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266 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

A la même.

PTnly, 16 août.

Chère amie, nous avons marché rondement depuisdeuxjours ; hier, pour la Saint-Napoléon, nous ouvrionsle feu sur le corps de place principal à quatre centsmètres. Pendant la nuit nous établissions la batterie debrèche à cent cinquante mètres et nous allions ouvrirle feu, lorsque la place a lâchement capitulé. Le succèsn’était pas douteux; mais enfin, pour leur honneur, ilsdevaient attendre au moins que la brèche fût praticable.

C’est donc aujourd’hui, à deux heures, que noussommes entrés dans la place; les Eusses, au nombre dedeux mille, ont défilé devant nous; je n’ai jamais vudes coquins aussi ignobles ; ils étaient ivres, chantaient,gambadaient comme des prisonniers qui recouvrent laliberté. Si l’empereur Nicolas a beaucoup de soldatscomme ceux-là, je ne lui en fais pas mon compliment.

La journée d’hier et surtout la matinée d’aujourd’huiont été chaudes. Le régiment a eu une vingtained’hommes tués ou blessés. On va démanteler la place,après en avoir tiré son immense matériel; puis, suivanttoute probabilité, nous rentrerons en France ...

l'mly, 17 août 1851.

.Nous avons été visiter aujourd’hui la citadelle de

Bomarsund , qui est véritablement fort belle. Les dégâts