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Tome premier.
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BOMARSUND .

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(lait à parlementer. Le général a fait répondre qu’il n’vavait pas à parlementer, qu’ils devaient se rendre àdiscrétion, ou que dans une heure il ferait recommencerle feu.

En effet, le feu reprenait à cinq heures et demie : latour ripostait très faiblement et cessait complètement àla nuit. Il était facile de voir que les soldats n’en vou-laient plus, et que le commandant seul, homme éner-gique, tenait encore. Le matin, à la pointe du jour, lesavant-postes se glissaient jusqu’au pied de la tour etentraient par une embrasure sans trouver la moindrerésistance. Une trentaine de soldats russes, complète-ment ivres, restaient seuls dans la tour; les autress’étaient retirés sur le corps de place pendant la nuit.Le commandant a cherché encore à faire un semblantde résistance, mais il a reçu deux coups de baïonnettequi l’ont mis hors de combat. Au moment où je t’écris,les drapeaux français et anglais flottent sur la tour, etnous y avons mis une garnison. Tu ne peux t’imaginerla figure que font les Anglais ; ils prétendaient que lecanon ne pourrait mordre sur ces murailles de granit.Us avaient pris tant de précautions pour armer leursbatteries qu’elles ne devaient être prêtes que mardiprochain, et il nous a suffi de quelques heures pour enfinir, à nous seuls. Quand je dis finir, le mot n’est pascomplètement exact, mais peu s’en faut. Le feu de lalour prend à revers l’ouvrage principal, de sorte qu’iles t impossible que la résistance soit longue.