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finirons par nous détester au suprême degré ; on aurabeau dire et beau faire maintenant, je ne croirai jamaisà une entente cordiale et sincère. Des intérêts communspeuvent nous rapprocher momentanément ; mais noscaractères ne se ressemblent pas plus que nos cuisines.
On travaille toujours avec ardeur à préparer tout cequi est nécessaire pour faire sauter la citadelle et lesoutres ouvrages ; nous espérons que le général Baraguey-d’Hilliers donnera l’ordre de commencer cette opéra-tion aussitôt qu’il sera de retour, c’est-à-dire dimancheou lundi. Il n’y a pas de temps à perdre ; depuis deuxjours il pleut, et le vent est très frais. Les indigènesannoncent des pluies torrentielles pour le mois deseptembre.
26 août. — Les journées passent avec une lenteurdésespérante. Je calcule, dix fois par jour, le temps né-cessaire pour permettre au courrier porteur de la nou-velle de la prise de Bomarsund d’arriver jusqu’à l’Em-pcreur, les délais indispensables pour prendre unedécision et enfin la venue de cette décision; tout celadoit nous conduire aux premiers jours de septembre...fi’est long encore, et cependant, en pensant aux cama-r ades qui sont à l’armée d’Orient depuis plusieurs moise t qui y resteront peut-être indéfiniment, nous n’avonspas le droit de nous plaindre.
.J’avais entendu tonner le canon, je pensais qu’il
annonçait l’arrivée du général en chef... Je bâtissais*^ es châteaux en Espagne en me rendant au quartier8 e uéral. Quelle a donc été ma déception en apprenant