GUERRE D’ITALIE.
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nous a retenus tous les deux à dîner; il était d’une hu-meur charmante, nous a beaucoup parlé de nos femmes.Il profite du repos pour se soigner et a dû partir hiermatin pour Acqui, près Alexandrie ; il y a là des eauxréputées excellentes pour les douleurs. Ce voyage m’aprocui’é encore une grande satisfaction, j ai retrouvémon pauvre Kara (1) qui était perdu depuis un mois; onl’avait recueilli à l’état-major du général Manèque et onen avait grand soin, en attendant l’occasion de me lerendre.
La lettre du maréchal Canrobert au maréchal Nielest la nouvelle du moment. Tu as remarqué que cedernier dans son rapport semble accuser Canrobert de n’être pas venu à son aide en temps opportun etd’avoir ainsi fait manquer ses hautes combinaisons. Lalettre du maréchal Canrobert est très violente, mais aufond il a parfaitement raison ; tout ce qu il dit estl’exacte vérité. On ne peut comprendre comment lemaréchal Niel a immobilisé, pendant cette journée, ladivision Renault complètement mise à sa dispositiondès le matin. Ce n’est qu’à l’arrivée de la divisionBourbaki, c’est-à-dire à six heures du soir, que le maré-chal Canrobert a dit au maréchal Niel, devant deNombreux témoins : « Mes trois divisions sont enligne maintenant, j’en reprends le commandement. » A 1Ce tte heure le village de Giudizzolo était évacué parB ennemi; un escadron du 3° chasseurs d’Afrique y avait
(I) Chien de chasse.