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M. des Essarts, qui ne quittait pas Daoud et qui était com-plètement sous l’influence de ce louche personnage, n’ouvritmême pas la lettre et commit la maladresse de publier ledocument suivant, qui était si peu conforme à la vérité et quiblessa si fort le sentiment national de tout le Liban :
Le consul général de France se refuse absolument àentretenir aucune relation, soit directe, soit indirecte,avec Joseph Karam.
Le complice de Soliman-Hassouch, d’Âssad-el-Has-san, l’homme qui invoquait avec une hypocrisie ef-frayante la religion, le droit, la justice, s’est associé àUne bande de brigands de la pire espèce, et, à la faveurd’une trahison longuement préparée, a essayé de trom-per celui dont il a reçu tant de preuves de bienveillance,e t cela au moment même où il cherchait enorre à lesauver. Cet homme est indigne de l’intérêt qu’on lui atant de fois témoigné. Le consul général de France ren-voie en conséquence, sans même l’avoir décachetée, lalettre qui lui a été remise, — et qu’on lui dit avoir étéécrite par Karam. Et il en sera ainsi de toutes les autresa l’avenir.