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Tome second.
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L’EXPÉDITION DE SYRIE .

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M. des Essarts, qui ne quittait pas Daoud et qui était com-plètement sous l’influence de ce louche personnage, n’ouvritmême pas la lettre et commit la maladresse de publier ledocument suivant, qui était si peu conforme à la vérité et quiblessa si fort le sentiment national de tout le Liban :

Beyrouth , 10 janvier 1SG5.

Le consul général de France se refuse absolument àentretenir aucune relation, soit directe, soit indirecte,avec Joseph Karam.

Le complice de Soliman-Hassouch, d’Âssad-el-Has-san, l’homme qui invoquait avec une hypocrisie ef-frayante la religion, le droit, la justice, s’est associé àUne bande de brigands de la pire espèce, et, à la faveurd’une trahison longuement préparée, a essayé de trom-per celui dont il a reçu tant de preuves de bienveillance,e t cela au moment même où il cherchait enorre à lesauver. Cet homme est indigne de l’intérêt qu’on lui atant de fois témoigné. Le consul général de France ren-voie en conséquence, sans même l’avoir décachetée, lalettre qui lui a été remise, — et qu’on lui dit avoir étéécrite par Karam. Et il en sera ainsi de toutes les autresa l’avenir.

En même temps Daoud déclarait Karam coupable commeparticulier et se faisail fort de s’assurer de sa personne. Ilrassembla une véritable armée renforcée de troupes venues deConstantinople , et, accompagné du baron de Schwartzenberg,personnage d’origine belge, qui portait en Turquie le nom