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péenne n’a fait aucun progrès, au moins à Médéah; aucontraire, nos villages européens sont en décroissance;la population européenne a beaucoup diminué, les mai-sons tombent faute d’entretien, c’est pitoyable et fortb’istc.
La marche de la colonne de ravitaillement, cpii s’était avan-cée jusqu’à Boghar, fut suspendue par l’obligation d’attendrele 37 e de ligne envoyé de France . Circonstance fâcheuse, carla saison des pluies avait commencé, et, quand le convoi quittaLoghar, il se trouva en présence de routes impraticables, danslesqu e ii es les roues s’enfoncaient jusqu’au moyeu. A peine enllr| e journée avancait-on d’un kilomètre, car il fallait à chaque'estant décharger les voitures pour les désembourber, et lesrecharger ensuite.
On savait cependant que les vivres à Djelfa et Laghouat étaient presque épuisés, et le convoi apportait aux troupes dugénéral Yusuf non seulement la possibilité de continuer les°Pérations, mais la vie même.
bans des conjonctures aussi extrêmes, il n’y avait pas àhésiter, et, malgré la pluie torrentielle, malgré les difficultés'nouïes du chemin, on s’efforça d’atteindre Bougzoul, point àPartir duquel la marche devenait moins pénible.
Un dernier obstacle, un torrent fut franchi, et tout le^onde dut se mettre à’l’eau pour faire passer le convoi. Detelles épreuves ne sont pas sans action sur les caractères, et
Legros, sous-intendant de la colonne, avait eu l’occasion
s ’en apercevoir.
‘‘Dans une pensée d’affection, dont j’avais été touché, dit—h) le général m’avait invité à mettre ma tente tout près de laSle nne. Il n’y avait pas de nuit où il ne me demandât plusieurshds si je dormais. Je répondais invariablement : « Oui, je