92 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
Ma bonne mère, s,
J’ai appris seulement ce matin l’arrivée à Médéahde mes chères voyageuses (1). Je sais qu’elles se portent ybien, mais je n’ai aucun détail sur leur traversée. Après j ■avoir déposé mon convoi à Djelfa, j’ai dû m’enfoncer
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dans l’Est, pour châtier une tribu récalcitrante contrelaquelle nous avions de nombreux griefs. Mon succès a -:j jété complet; l’ennemi, surpi’is de deux côtés à la fois,au point du jour, a eu un réveil désagréable, et la résis-tance n’a duré que quelques instants : hommes, femmes, j .enfants, troupeaux, tout est resté entre nos mains; de ■notre côté, nous n’avons eu qu’un homme tué et trois 1blessés. J •'!
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Je pense que le gouverneur sera satisfait, parce qu’il ïtenait beaucoup à ce qu’un châtiment exemplaire fût jinfligé à ces montagnards incorrigibles qui, depuis huit j |mois, interceptent nos communications entre Boghar Jet Laghouat .
Cette opération vient clore très heureusement m*Jpetite campagne et faire compensation aux ennuis d<3mon convoi. f
J’espère être à Médéah dans trois jours et embrasser ^
(1) Mme Ducrot, avec sa fille aînée, Mlle Marie, avait été rejoindre ^général en Algérie .