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sioïinements destinés à cette place, et dirigea le reste du con-voi sur celle de Laghouat .
L’ordre lui fut donné de ramener à Boghar les malades quiencombraient Djelfa et Laghouat , et d’agir ensuite contre laWbu des Sahary-Ouled-Brahim, qui, croyant leurs familles etleurs biens en sûreté dans leurs inaccessibles montagnes,tenaient la plaine et refusaient de se soumettre.
Le général Ducrot conçut un plan habile en vue de profiter,Pour châtier les rebelles, de son mouvement même de retour.U ordonna au colonel Archinard de quitter Djelfa le 26 no-vembre avec une petite colonne, composée de deux cents goû-ters, quatre cent cinquante cavaliers réguliers et quatre centsbaïonnettes, et de se porter contre les Sahary-Ouled-Braliim,( 'arnpés dans la plaine. Lui-même, avec le gros de la colonnePortant le convoi, gagnait Guelt-el-Stel.
Comme il le prévoyait, la marche du colonel Archinard futtentée par les rebelles, qui se replièrent vers le nord, croyantn avoir rien à craindre de ce long convoi qu’ils voyaient enr oute vers Boghar. Mais le général Ducrot, par une marche den uil exécutée avec ses troupes, les surprit le 21 novembre auPoint du jour ; menacés d’être pris entre les deux colonnes,Se parés de leurs montagnes par celle du colonel Archinard , ils^ai'ent dispersés presque sans lutte. Quinze mille moutons,Quatre cents bœufs, cent chameaux, des chevaux, des mulets,^ es fusils restèrent entre nos mains. De son côté, le colonelbobinard, pénétrant dans la montagne, presque sans défense,s ’empara de la gada des Sahary établie sur des sommets^rupts, et captura tous les troupeaux cachés dans les ravinsv °isins. Le compte rendu de son expédition se termine ainsi :
“ En résumé, mon général, j’aime à espérer que vous apprê-tez la vigueur de toutes les troupes qui ont eu à jouer unl ôle dans la journée dont vous aviez préparé les phases les plusdiv erses e( j es p], )S décisives avec une sûreté que les événe-tits ont si pleinement justifiée. ».