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Tome second.
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90 CORRESPONDAIS CE DU GÉNÉRAL DUCROT.

convenir que le voyage de l’Empereur (1) serait peuopportun dans de semblables conditions.

Au même.

Médéah, 25 février 18G5.

Mon cher asii,

.J’ai vu le maréchal de Mac Mabon à Alger , où

m’avaient appelé des affaires de service; j’ai causé trèslonguement avec lui, et il m’a témoigné une grandebienveillance et surtout une grande confiance. Le pauvrehomme est fort embarrassé ; il comprend qu’il y a quel-que chose à faire pour sortir de l’état précaire danslequel nous vivons en Algérie ; il entrevoit bien cer-taines bonnes mesures à prendre, certains errementsavec lesquels il faut nécessairement rompre ; mais $n’est pas assez sûr de lui-même pour entreprendre uneaussi grosse affaire, et, d’ailleurs, comme il me le disait;la position précaire du général Yusuf, le peu de con-fiance que lui inspirent son caractère et sa capacité n ele permettent pas (2); il faut donc tout ajourner, et l eSaffaires de la colonie s’en ressentent d’une maniérébien fâcheuse. Le maréchal compte sur la visite i 8

(1) On parlait déjà à ce moment du voyage que l’Empereur comptéfaire en Algérie au mois de mai.

(2) Le maréchal de Mac Mahon n’appréciait pas le général Yusuf c *