ÆSO CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
Nous n’arriverons donc pas sur les champs de bataillede l’Allemagne avec plus de 150,000 hommes.
Franchement, cet état militaire est-il en rapport avecnos prétentions, notre population, et le rôle que nousdevons jouer en Europe ?
Et où voulez-vous que nous trouvions les garnisonsde toutes nos places fortes ?
Dans les gardes nationales ?
Mais elles n’existent plus; il faudrait les réorganiser,et, avec l’esprit antimilitaire de notre époque, je vousassure que ce ne serait pas chose facile, et que, avec depareilles troupes, aucun commandant de place nepourrait résister, en présence de lâches manifestationsdes citadins. Ce qui vient de se passer à Francfort , 3Mayence, Vienne, Presbourg , etc., nous en donne uneidée (1).
Recevez, mon cher colonel, l’assurance de mes sen-timents affectueux.
Le colonel Duval concluait ainsi i
je En France , nous avons un système de places fortestout créé, dans le genre de celui qui, il y a quelqn eSjours, eût peut-être sauvé l’Autriche . Pourquoi don cvouloir en faire le sacrifice de gaieté de cœur? Il est un echose certaine, c’est que nos bons amis les Prussien ss’en réjouiraient fort, eux qui connaissent aussi bi eil
(Ij Pendant la lutte de l*A.utrîclie contre la Prusse^