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Tome second.
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140 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.*

Vainement veut-on faire accroire aujourd’hui qu’uneintervention de notre part, après Sadowa, aurait rallietoute l’Allemagne contre nous. Rien n’est plus faux.Tous les petits États étaient encore dans l’exaspérationde la lutte ; leurs regards se tournaient avec anxiété ducôté de la France , et le mot d’ordre était : « Plutôt de-venir Français que Prussiens ! » M. de Beust est venuen personne à Paris solliciter le secours de la France-Les rois de Wurtemberg, de Bavière , le grand-duc deHesse-Darmstadt ont écrit des lettres autographes al’Empereur pour implorer son secours. En huit jours,nous pouvions porter quatre-vingt mille hommes del’autre côté du Rhin ; ralliant à nous les contingentsbadois, bavarois, wurtembergeois, hessois, une partiede l’armée autrichienne de l’archiduc Albert (par l eS

tlientieité. Le Roi disait, il y a quelques semaines, à un diplomate alle-mand, chef de mission et militaire : « Si nous avons maintenant la guerre« entre nous, nous nous réconcilierons plus tard en faisant une auU' e« guerre en commun. » Le mot n’a pas besoin de commentaire. Noi lSen sommes aujourd’hui à la réalisation de la première partie du plan* ”Avec une perception aussi nette, des idées aussi arrêtées sur la situa-tion, le général Ducrot avait naturellement et ardemment souhaité I esuccès de l’Autriche . Il s’était indigné de la neutralité que l’Empere urobservait dans la forme, tout en autorisant l’Italie à s’allier avec PPrusse, et en promettant d’autre part à l’Autriche de ne pas laisser 1 I talie franchir certaines limites; neutralité dont le but était d’user I e ’belligérants les uns par les autres pour arriver sans risques à dominer I®

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Quand le coup de foudre de Sadowa éclata, trompant les prévisionsl’Empereur, crevant ses trames trop frêles, et le mettant vis-à-vis 1deux camps dans la situation la plus fausse, le général Ducrot eût voul u >comme M. Drouyn de Lhuys, que la France mit résolument son e P^ edans la balance pour limiter les prétentions des vainqueurs et empecb erque des conventions contraires à nos intérêts ne fussent conclues entr eles parties.