STRASBOURG.-
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v °ies ferrées d’Insprück et de Salzbourg ), nous formionsUl *e masse déplus de deux cent mille combattants, avecl e squels nous écrasions, en un instant, l’armée prus-sienne du Mein, qui n’a jamais compté plus de quarantemille hommes. Nous dégagions le Hanovre , donnions lamain à notre flotte sur les côtes de la mer du Nord. Pen-dant ce temps-là, une armée de deux cent mille hommess'organisait en France avec les réserves, une partie desVieilles troupes d’Algérie , etc.
Mais tout cela eut été inutile; une simple démonstra-tion, une attitude énergique auraient suffi pour mettrefes Prussiens à la raison. Ils étaient si bien convaincusfi u e la rive gauche du Rhin devait être la compensationlégitime, pour nous, de leur agrandissement en Alle-magne , qu’ils avaient tout évacué et n’avaient pas mêmelaissé dans les casernes les portemanteaux et les crochetsdestinés à recevoir les effets militaires. Les populationse 0 étaient également convaincues.
Bon nombre de familles s’étaient réfugiées sur notreterritoire, et tous les rapports officiels parvenus à lapréfecture et à la division nous permettaient de con-stater que, en cas d’appel au suffrage universel, nousét ions assurés de 80 pour 100 des votes.
Notre inaction a stupéfié les Allemands; elle était tel-lement incompréhensible que 1 on en a recherché lac ause dans des motifs extraordinaires : la santé de1 Empereur gravement compromise, un affaissementmoral qui en était la conséquence, et je ne sais quoie Ocore. Tandis que la véritable raison, c’est la lâcheté