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Tome second.
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146 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

mille hommes et douze cents bouches à feu, avant quenous ayons songé à organiser les cadres indispensablespour mettre au feu trois cent mille hommes et six centsbouches à feu.

De l’autre côté du Rhin, il n’est pas un Allemand quine croie à la guerre dans un avenir prochain. Les pluspacifiques, qui, par leurs relations de famille ou parleur intérêt, sont plus Français , considèrent la luttecomme inévitable et ne comprennent rien à notre inac-tion. Comme il faut chercher une cause à tout, ils pré-tendent que notre Empereur est tombé en enfance.

A moins d’être aveugle, il n’est pas permis de douterque la guerre éclatera au premier jour. Avec notrestupide vanité, notre folle présomption, nous pouvonscroire qu’il nous sera permis de choisir notre heure,c’est-à-dire la fin de l’Exposition universelle , pour l’ache-veinent de notre organisation et de notre armement.

En vérité, je suis de ton avis, et je commence acroire que notre gouvernement est frappé de démence-Mais si Jupiter a décidé de le perdre, n’oublions p aSque les destinées de notre patrie et que notre propresort à tous sont liés à ses destinées, et, puisque nous nesommes pas encore atteints par cette funeste démence,faisons tous nos efforts pour l’arrêter sur cette pentefatale qui conduit notre pays tout droit à des précipice 5 '

P.-S. — Voici un nouveau détail sur lequel j’app e ^ eton attention, parce qu’il est de nature à faire ouvr irles yeux les moins clairvoyants.,