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Tome second.
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STRASBOURG .

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Depuis quelque temps, de nombreux agents prus-siens parcourent nos départements de la frontière, par-ticulièrement la partie comprise entre la Moselle et lesVosges ; ils sondent l’esprit des populations, agissentsur les protestants qui sont nombreux dans ces contréeset dont quelques-uns sont beaucoup moins Français qu’on ne le croit généralement. Ce sont les fils et lespetits-fils de ces mêmes hommes qui, en 1815, en-voyaient de nombreuses députations au quartier généralennemi pour demander que l’Alsace fît retour à lapatrie allemande. C’est un fait bon à noter, car il peutetre avec raison considéré comme ayant pour butS’éclairer les plans de campagne de l’ennemi. Les Prus -s iens ont procédé de la même façon en Bohème et enSilésie trois mois avant l’ouverture des hostilités contré^ Autriche (1).

(1) « L’historiographe de la campagne de Bohème, M. Vilbord, a ra-J°ûté qu’il avait pu se convaincre que M. de Bismarck et le général de■loltke étaient au courant de tout ce qui se passait à Vienne comme s’ilspaient été, l’un le premier ministre de l’empereur François-Joseph ,^utre le général en chef de ses armées. » ( L'œuvre du comte de Bis-Note de l’ouvrage : La politique française en 1866, parRotuàn, p. 63. « M. de Bismarck, aditjM. Vilbord, faisait publier dos^°tes où toutes les dispositions militaires prises à Vienne se trouvaientS| ftnalées dans les moindres détails. Des renseignements aussi précis nelevaient être fournis que par la trahison. Les notes indiquaient la mar-e de chaque régiment, de chaque bataillon. On ne pouvait faire ni un?. a ® un geste à Vienne , sans qu’on en fût immédiatement averti à Ber-n - ” Même ouvrage, p. 115,