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Au général Faure.
Mon cher ami,
Il y a Lien longtemps que vous ne m’avez donnésigne de vie ! Est-ce oubli ou indifférence ? Non, sansdoute... J’aime mieux croire que vous avez eu surcroîtde besogne et de préoccupations par suite du change-ment de chef qui s’est produit si inopinément. Je suispersuadé que vous avez vu partir avec regret le généralde Ladmirault, avec qui vous aviez des rapports facilese t agréables. Mais le choix de son successeur a duv ous consoler, car vous connaissez l’ami Durrieu deVieille date. Vous savez donc qu’il est homme aimablee t bienveillant par excellence, et, d’ailleurs, incontesta-blement très apte à remplir les délicates et spécialesOnctions de sous-gouverneur de l’Algérie . Comment lemaréchal de Mac Mahon a-t-il pris ces changements, surlesquels, paraît-il, on ne l’avait pas consulté, non plusle ministre de la guerre? A propos de ce dernier,I e suppose que vous n’avez pas pleuré trop amèrements °n départ ; en admettant même qu’il eût pour vousUr >e bienveillance toute particulière, vous ne sauriezmer qu’il a laissé l’armée dans une triste situation.
Le maréchal Niel aura fort à faire pour la remettre° Ur le pied que comportent les circonstances ! J’ai vu