IBS
fissurer notre retraite sur Strasbourg et Neuf-Brisach,
Je n’ai pas perdu mon temps depuis que j’ai eu leplaisir de vous voir; j’ai continué à étudier et faire étu-dier tout le théâtre probable de la guerre, et j’ai réunibien des documents sur toutes ces positions importantesde Heidelberg, Bruchsal, Rothensald, Gernsbach , et surtoutes les routes qui sillonnent la forêt Noire, de mêmeque sur les bases d’opérations du Palatinat , Hornsbach,Pirmasens, Anweiler, Hombourg, Kaiserslautern etNeustadt.
Je ne connais pas les secrets de notre politique, maisje suis attentivement la marche des événements, lesdispositions de l’Allemagne , et je considère la guerrecomme inévitable dans un avenir plus ou moins rap-proché ; je dirai même que je la considère comme indis-pensable pour le salut de notre pays... Plus nous feronsde concessions, plus nos adversaires se montreront ar-r °gants et audacieux.
Aujourd’hui encore, la Bavière et le Wurtembergbésiteraieut à se prononcer en faveur de la Prusse audébut de la guerre; ils feraient en sorte d’attendre lesPremiers résultats de la lutte pour se ranger du côté duv fiinqueur. Dans dix-huit mois ou deux ans, cette maigrechance en notre faveur aura même disparu ; les arméesdu Sud seront si bien incorporées à l’armée prussiennequ elles marcheront avec elle au premier signal, et,ülle fois engagées dans la lutte, il sera bien difficile de^ es en détacher.
Si ces États sont hésitants aujourd’hui, c’est qu’ils