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Tome second.
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188
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188 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

faction a été complète lorsque j ’ai lu ces mots : « Je suisentièrement remis... » Il y a bien un mais, relatif aufroid, qui me préoccupe, parce que j’en conclus quenous ne tous reverrons probablement pas avant leshirondelles!... Après tout, vous allez bien, c’est leprincipal; le présent seul est à nous, et il ne faut pas sepréoccuper outre mesure de l’avenir, surtout dans lestemps où nous vivons !

Qui aurait dit en 1856 au lendemain du congrès deParis , en 1859 au lendemain de Villafranca, que laPrusse avec ses milliers de soldats nous empêcherait unjour de dormir, qu’en l’an de grâce 1867 nous en vien-drions à nous égorger avec ces bons Italiens, pourlesquels nous avons été si prodigues de notre sang et denos trésors (1) ?

(1) « Il n’est pas aisé de se consacrer à la délivrance des peuples sansporter atteinte à leurs susceptibilités et sans se trouver tôt ou tard enopposition avec leurs intérêts. L’Empereur devait en faire la pénibleexpérience. Il avait beau n’intervenir dans les affaires d’Italie qu’avec I esentiment le plus généreux, uniquement pour lui donner de bons conseil 8et guider son inexpérience, il n’en froissait pas moins son amour-propi eet ses aspirations. Déjà ses intérêts n’étaient plus conformes aux nôtres»notre tutelle commençait à lui peser; elle tenait à s’affirmer, et sa pol 1 'tique, contrairement à nos désirs, lui commandait de ne pas s’alién erpar une conduite sinon équivoque, du moins discutable, une puissantdont l’appui était à ménager pour les éventualités de l’avenir. » (Rotha^j

p. 145.)

« Donner la Vénétie à la France qui n’a pas participé à la guerre»écrivait après Gustozza la Gazette de Turin , c’est vouloir l'arracher d® 8mains de nos soldats en mesure de la conquérir. L’annexion de la Ven etie, s’écriait en même temps le Movimento, ne doit être que le triompl 16du principe unitaire, et non le résultat d’accommodements dipl° IJIiatiques. »

« L’Empereur, écrivait le général La Marmora au chevalier Nig ra ’télégraphié au Roi que l’Autriche lui cède la Vénétie et qu’il s’arrange®facilement avec nous. La chose est d’autant plus grave qu’elle estpubh ee