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très heureuse, car nous sommes tant bien que mal enmesure de la recevoir, et, si elle agit ainsi, elle nepourra plus invoquer la nécessité de sauvegarder l'inté-grité de la patrie allemande ; son véritable jeu, ses pro-jets réels apparaîtront clairement aux yeux de tous, et ils e produira en notre faveur, dans tous les États catho-diques de l’Allemagne , une réaction éclatante. Avec unpareil appui, toutes les chances de succès seront pourBous, et la partie deviendrait trop belle pour ne pasVl vement souhaiter de nous y engager.
Voilà, cher ami, une lettre bien longue et biensérieuse, peu faite certainement pour distraire un pau-Vl 'e exilé! Que voulez-vous? je me laisse aller volon-hers au cours de mes idées, et avec vous, plus qu’avect°ut autre, je ne crains pas de m’épancher.
En passant à Paris , j’ai eu de longues conversationsav ec le maréchal Niel et le général Frossard; ce dernierSl ’rtout m’a dit des choses très intéressantes ; il m’aMfirnaé que l’Empereur ne se fait aucune illusion sur lao r avité de la situation, qu’il sent parfaitement la néces-Sl lé d’en sortir à tout prix, et que les événements ne^rderont pas à le prouver.
Nous attendons l’empereur d’Autriche mardi matinTMajesté déj eunera à la gare, où elle a fait commander1111 couvert pour quarante personnes, puis repartirap0u r Nancy , où elle couchera, et arrivera de bonnee Rre à Paris , dans la journée du 23.
'de vous serre bien cordialement la main et vousetlv °ie mes meilleures amitiés.