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Tome second.
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190 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

« Fais ce que dois, advienne que pourra » , nous nousrelevons immédiatement aux yeux de l’Europe , trophabituée à compter pour rien les promesses et les enga-gements de la France .

Tout le sud de l’Allemagne , tous les États violem-ment annexés reprennent confiance en notre parole,comprennent que nos actes peuvent être motivés pard’autres mobiles qu’une insatiable ambition, et cher-chent en nous le point d’appui dont ils ont besoin pouréchapper aux étreintes de M. de Bismarck. Pour unallié douteux et sans valeur que nous perdons, nousrecouvrons immédiatement les sympathies et l’actionfranche et loyale de tous les catholiques de l’Europe .Non, vraiment, je ne crois pas qu’il y ait làfolie, commele disent tous les journaux révolutionnaires; je suis con-vaincu, au contraire, que la sagesse est d’accord avecl’honneur pour nous indiquer cette voie de salut.

L’intervention paraît chose décidée ; ainsi, j’ai reçul’ordre de diriger immédiatement sur Marseille descomptables destinés à faire partie du corps commandepar le général de Failly, lequel sera composé, je le sup'pose, de deux divisions d’infanterie, une brigade decavalerie, etc.; c’est plus qu’il n’en faut pour mettre Rla raison tous les garibaldiens du monde et tenir tête,au moins pendant un certain temps, à l’armée italiennesi elle osait les soutenir.

La Prusse, me demanderez-vous, profitera-t-elle del’incident pour nous tomber sur les bras? J’en dout efort; dans tous les cas, je considérerais la chose comm e