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moyen de camps retranchés, et d’entourer Paris d’unedouble enceinte : tous ces travaux, fort coûteux, nepouvaient évidemment se faire qu’en opérant des éco-nomies sur les places d’ordre secondaire. C’est aussi1 avis de M. de la Fitte-Clavé, officier dans le corps dugénie, qui, dans un mémoire adressé au Roi, en 1778,sur les frontières de Flandre et de Hainaut, disait :
« C’est aux conquêtes que l’on a faites qu’on doitattribuer la multitude des places de la frontière entreDunkerque et Charlemont. »
C’est encore l’avis du général Paixhans, qui, dans sonremarquable ouvrage : Force et faiblesse de la France ,dit, page 224 :
« Quant aux places qui ne sont pas utiles, elles sontcoûteuses, et le mieux, c’est de vendre les matériaux etde les raser... »
Selon moi, les qualités d’une place de campagne sontde pouvoir donner deux ou trois jours asile à une divi-Sl °n armée, avec le degré de force nécessaire pourdonner sûreté à un commandant d’un courage ordi-naire... A cette opinion personnelle je me bornerai àAjouter encore cette citation.
Napoléon, écrivant au comte Dejean, 26 juin 1806,P°ur lui indiquer la possibilité de suppléer aux petitesPlaces par ce qu’il appelle de simples postes de cam-P a gRe, disait :
“ L’ennemi, à la vérité, pourra prendre une place
campagne en peu de jours s’il fait arriver un équi-page de siège; mais, avec un équipage de siège, il en