204 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
est à peu près de même aujourd’hui pour nos places àgrosses fortifications : et, d’ailleurs, ce qui retarde l’en-nemi, c’est moins l’exécution d’un siège que la réunionet le transport des équipages qu’exige cette opéra-tion ... »
En résumé, j’adopte les conclusions de M. le capi -taine V... en ce qui concerne le rôle des grandes places ;avec lui, je suis convaincu qu’on en viendra, commemesure générale, à créer des forts extérieurs suffisam-ment éloignés pour soustraire les établissements civils al’effet des batteries de l’ennemi...
Mais, contrairement à son opinion, je pense que lespetites places ne doivent être maintenues que trèsexceptionnellement; car, pour jouer un rôle sérieux,elles demanderaient des modifications qui entraîne-raient à des dépenses au-dessus de nos ressources bud-gétaires, et il est toujours possible d’y suppléer par despostes improvisés au moment où la guerre va éclater-••et qui suffisent parfaitement pour appuyer les opéi’ a 'tions des troupes qui agissent en rase campagne.
Il y aurait bien quelques erreurs de fait et d’app re 'ciation à relever dans le travail de M. le capitaine V-->mais ce serait trop long ; l’organisation de la ga r ^ enationale mobile ne m’en laisse pas le loisir. Je m ebornerai à dire qu’il me paraît être dans une singuh ereerreur lorsqu’il avance que Bitche et Pbalsbourg o cC upeut les deux plus importants passages des Vosges --- - ’et qu’avant 1789 les campagnes de Turenne avaie 1 ^déjà fait voir les avantages que l’on en peut tirer.