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fleuve décrit une courbe dont le rentrant est du côté de1 ennemi ; aux deux extrémités du croissant se trouventdes hauteurs escarpées qui dominent de beaucoup larive gauche ; un bras du Rhin parfaitement couvert per-met de préparer l’embarquement en toute sécurité.L ennemi a sur ses derrières les importantes positionsdu Kniebis, de Freudenstadt , du val d’Enfer, de nom-breuses voies ferrées qui permettent une concentrationr upide. Devant lui, à vingt kilomètres du Rhin , l’excel-^ e nte position de Ribeauvillé d’où partent trois routess uperbes qui travervent les Vosges aux cols de Sainte-‘flurie-aux-Mines, du Bonhomme, de la Pontroye, etdébouchent dans les hautes vallées de la Meurthe et de^Moselle. Sur le Rhin moyen, de Germersheim à Co-blentz, l’ennemi occupe une si forte position qu’il estlibre de prendre l’offensive ou de rester sur la défensive.
ûes considérations stratégiques et politiques renga-geront probablement à prendre ce dernier parti. S’ilVe ut couvrir les États du Sud et les entraîner dans sonac tion, il portera rapidement son offensive dans le Haut-
flbin.
depuis Turenne, on a répété cent fois que la meilleure
Manière de défendre la rive gauche du Rhin est de
Pendre l’offensive sur la rive droite, et réciproquement.
blans les récentes discussions à la Chambre, on a
Infirmé que la France , en cas de guerre, devait prendre
Immédiatement l’offensive. Les Prussiens sont donchi er> , ,
u prévenus a ce sujet et agiront en conséquence.
Apposons qu’au début des hostilités ils aient trois