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que jamais? Je ne puis le croire; cela serait trop con-traire aux règles du bon sens et de la logique, aux véri-tables intérêts de notre pays. Comment expliquer alorsles sacrifices, les efforts que nous foisons pour mettrenotre armée et notre marine sur un pied formidable?H me paraît évident que nous ne ferons rien cette année,notre préparation est encore trop incomplète. L’Au-triche , sur laquelle nous devons compter pour engagernvantageusement la partie, n’est pas encore suffisam-nient remise de ses désastres de 1866 , mais elle tra-vaille avec suite et ardeur à réorganiser son armée, àrefaire et à compléter son armement; elle reprend de1 influence sur les États du sud de l’Allemagne , et, siquelque nouvel incident intérieur ne vient pas la trou-bler dans sa marche, elle sera vraiment en très bonneSl tuation l’année prochaine. Les causes de conflits aveclu Prusse ne lui manqueront pas ; elle pourra engager laPurtie, et nous pourrons alors la suivre sans crainte des Urexciter le sentiment national des Allemands et de lesc °aliser contre nous.
Voilà, ce me semble, la politique que nous devrionssuivre, le jeu que nous devrions jouer. Est-ce la penséede nos gouvernements? Je l’ignore; j’avoue même que1 intervention du prince Napoléon, dans ces affairesd Allemagne , est pour moi un mauvais indice : Italienav£ *nttout, il a l’Autriche en horreur et, j’en suis con-foincu, ne ferait rien pour consolider notre allianceaVec elle. Mais en voilà bien assez long sur ce sujet.Qui vivra, verra!