228 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
s’ils y gagnaient certains avantages, ils y perdraient cer-tainement leurs plus précieuses qualités.
Pour juger complètement l’instruction du soldatprussien, il aurait fallu voir exécuter l’école des tirail-leurs et le tir à la cible; malheureusement nous n’enavons pas eu l’occasion.
Tous les officiers, y compris les majors, sont jeuneset ont une excellente tournure militaire.
En suivant les remparts, nous avons remarqué desartilleurs qui étaient exercés au pointage avec les piècesplacées dans les embrasures; un certain nombre d ecibles étaient disposées dans les fossés et sur les mu 1 ’ 3d’escarpe, les artilleurs pointaient successivement stf*'ces différentes cibles, en adoptant les hausses conve'nables. C’est évidemment un bon exercice préparatoire)il familiarise les hommes avec le service de siège, I e5habitue à bien connaître les distances qui séparent l fîSdifférentes parties de la fortification.
Cela vaut mieux certainement que toujours pond efsur un terrain horizontal, dans une cour de caserne 011dans un polygone. I
Le général commandant la 6 e division militaire>
À. Ducrot.