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Tome second.
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STRASBOURG .

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s’exécute le mouvement, il est facile de voir que c estla formation la plus usitée dans l’armée prussienne,celle qui sert de base à toutes leurs combinaisons tac-tiques.

Il est incontestable que cette instruction du soldat siPerfectionnée, cette exécution si parfaite et si promptedes volontés du chef, est un puissant élément de forcepour une armée ; l’on a ainsi plus de chance de main-tenir l’ordre et d’assurer la bonne exécution des mou-Ve ®ents, au milieu du trouble du champ de bataille,^ïais l’on peut se demander si la perfection, poussée àtel excès, n’est pas acquise aux dépens de l’initiative’^dividuellc, et si ces soldats, parfaits lorsqu’ils enten-dent la voix du chef, lorsqu’ils subissent son impulsion,0e perdraient pas toute leur valeur, une fois troublésP ar les émotions de l’action et désagrégés par le choc,P ar les mille incidents imprévus de la lutte.

C’est là, pensons-nous, le mauvais côté de ce système,^tan approprié peut-être à la nature du soldat prussien,a composition de cette armée dont les éléments sontfusionnés, mais qui, à coup sûr, ne conviendraità la nature de nos soldats, plus disposés à se laisser6tl ti’aîner par les sentiments généreux, par l’exemple6 taurg chefs, qu’à subir une autorité absolue, à se0llI Rettre à une obéissance passive. Bref, nous préfé-nos soldats instruits, bien instruits, d’après la me*°de française, que transformés par le rigorisme prus-

ta' admettant qu’on pût y arriver, ce qui est douteux,