238 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
P■ S. — M. le général de Moltke se promenait cesjours-ci sur notre frontière du côté de Sarrebrück etForbacb.
Le général Frossard au général Ducrot.
14 mai 1808.
Mon cher général.
J’ai tant été occupé et absorbé depuis quelque tempsque je n’ai pu répondre encore à votre lettre du 25 avril-Ayez la bonté de m’excuser.
Je vous remercie de l’envoi que vous m’avez fait d’uà vextrait de votre mémoire au ministre sur le résultat du $voyage que vous avez récemment fait en pays allemand - JCette communication est pleine d’intérêt, en ce q ulregarde Mayence et Landau. Je suis très content q u0 Ales Prussiens n’aient encore rien entrepris de nouvcaUj ,: •comme fortification, à Mayence . L’occupation des haU'teurs de Hechtsheim par un grand fort est tellement |çcommandée par la disposition des lieux et l’état de 5 cchoses, que déjà nous l’aurions exécutée, à leur place) ^et, s’ils ne l’ont pas encore entreprise, c’est assuréme 11 *' 'Ajqu’ils craignent de surexciter notre juste susceptibilité- AC’est, à mon sens, la meilleure preuve de la réser^ 0qu’ils se sont imposée vis-à-vis de nous. Quoi qu’il eIJsoit, il faut persister à surveiller Mayence , pour q 110rien ne nous échappe de leurs faits et gestes.