248 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
réclamations qui ont été adressées au ministre et mêm eh l’Empereur par quelques riverains français . L’ingé-nieur en chef (1), avec lequel je suis dans les meilleuresrelations, m’a proposé fort aimablement d’être de l apartie pour faire cette promenade sur le Rhin en bonneet aimable compagnie. J’ai accepté avec empressement)à la condition que je conserverais le plus strict incognitoet que je n’aurais dans cette circonstance aucun rôleofficiel. En effet, le préfet, le sous-préfet, les ingénieurset conducteurs des ponts et chaussées étaient en uni'forme, recevaient les maires qui étaient ceints de leurécharpe, tandis que moi, dans le plus modeste costu® ebourgeois (paletot et chapeau de paille), je me conten-tais de regarder attentivement ce qui pouvait être inté-ressant au point de vue militaire et je prenais discrète-ment mes notes. Ma présence n’a pu être trahie quep all’indiscrétion de quelque employé des ponts et chaussées-Là-dessus on a bâti l’histoire que vous savez; les uni-formes de préfet, ingénieurs, etc., ont été pris par no svoisins badois pour les uniformes du général, aidecamp, officiers du génie, etc. (2).
L’empressement avec lequel toute la presse allemand 0s’est emparée de cette affaire est évidemment le résidéd’un mot d’ordre ayant pour but de donner le cha»Æ c
- (1) Du B...
(2) A celte occasion," un journal de Berlin , le Kladderadalh, P u ^ rUne caricature du général Ducrot. On crut en France devoir do» 1 *des explications pour apaiser les susceptibilités de la Prusse, et on a 'pour lui être agréable, jusqu’à sacrifier l’ingénieur en clief coUp ad avoir émis cette opinion que les Mayençais attendaient les FranÇ* 318 *