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d après quelques idées émises par Sa Majesté, lors-qu’elle visita Strasbourg l’année dernière.
A l’occasion, dis à ton général en chef que je lePrie de me pardonner cette excursion audacieuse sur leter rain sacré des artilleurs. Je lui promets de ne plusrecommencer.
Arrivé hier à trois heures, j’étais descendu à l’hôtele t je m’apprêtais à ouvrir ma valise, lorsque le généralde Béville est entré chez moi et m’a emmené avec mesbagages au pavillon impérial, où une chambre m’avaite ri préparée. Je suis donc l’hôte de Sa Majesté ; c’est laPremière fois que pareil honneur m’est octroyé.
Hier, l’Empereur était un peu souffrant et ne s’estPas levé pour dîner; mais, à neuf heures du soir, SaMajesté allait beaucoup mieux, et, dès huit heures, ce^atin, elle travaillait dans son cabinet.
L’Empereur a examiné mon système avec beaucoupsoin et d’intérêt. Il a paru satisfait, quant à la soli-dité ; il a même trouvé un certain luxe sous ce rapport,^ais il trouve le prix de revient exagéré ( 25,000 francsP ar pièce).
Je ne crois pas cependant qu’il soit possible d’établir11 °e armature cuirassée à un prix bien inférieur. Jusqu’àPosent, les projets présentés par le génie varient entre^0 et 70,000 francs, et donnent des résultats incontesta-blement moins satisfaisants que mon système.
Hans tous les cas, comme je le disais à l’Empereur,I e crois que le nombre des pièces à couvrir ainsi d’unea Unure doit être très restreint. On ne devrait en placer