2S4 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
soitparlebarondeCappellen,son grand écuyer, quej econnaissais beaucoup, et même par le capitaine S..-»du 33 e de ligne, d’origine bessoise. J’avais cru, par pr u 'dence, devoir m’abstenir de répondre à cette invita'tion ; mais, ayant eu occasion d’en parler à l’Empereur »Sa Majesté me dit : « Le grand-duc est un de m eSamis, vous pouvez aller le voir. Soyez circonspect»faites en sorte que cela n’ait aucun caractère officiel »mais il est probable qu’il vous fera quelques intéreS'santés révélations, et vous me les communiquerez. »
Le baron de Cappellen étant venu à Strasbourg ^ayant renouvelé ses invitations, je pris jour pourrendre à Darmstadt . Le baron m’attendait à la gare etme conduisit avec une sorte de mystère à son logemea^particulier, où je reçus, de la part de sa famille, ü ° etrès gracieuse hospitalité.
Dans la soirée, il me dit que le grand-duc me r ece 'vrait le lendemain matin; que, par suite de tous l eS
la
ennuis que lui causent ses relations officielles avecPrusse, il est obligé à une grande circonspection; q ueflconséquence la réception serait toute privée et aur altlieu dans une petite maison de campagne où il va fr equemment prendre quelques heures de repos.
Le grand-duc me reçut dans cette maison fort si* 0pie ; l’accueil fut très cordial. Le grand-duc est Ul1homme de très haute taille ; il a certainement pffi s ^deux mètres, et a d’ailleurs la prétention d’être p^ 11grand que tous ses sujets. C’est un homme à u °soixantaine d’années, bien conservé, un peu corp u ^ eJl ^