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physionomie est ouverte et placide. Il parle trèsfacilement le français .
Il commença par me demander des nouvelles de^ Empereur, de l’Impératrice, me parla du gracieuxécueil qu’il avait reçu à la Cour impériale (je ne saisSl c’était à Compiègne ou à Fontainebleau ), puis, abor-^ a nt immédiatement le sujet de ses constantes préoc-Cu pations, il me dit : « Comment donc l’Empereur nousa 't-il abandonné à la fureur de ces insupportables^ussiens ? comment a-t-il toléré la formation de cette^étendue Confédération du Nord , qui est une menaceP er pétuelle contre la France et contre l’Europe entière?^ Y avait bien longtemps que la Prusse rêvait tout cela,croyez-le bien, elle ne s’arrêtera pas en si bonc hemin. Ses vues ambitieuses portent plus loin. Mais,Sràce à Dieu , j’ espère bien qu’elle n’est pas encore prèsles réaliser. Nous voyons clair dans ses projets, et,8 *1 plaît à Dieu , nous saurons les faire échouer ; mais^ faut que vous nous secondiez, que vous nous sou-ciez.
“ Malgré toutes les intrigues du gouvernement prus-8leia et de M. de Bismarck en particulier, mon vieuxl’épie est avec moi, et tous les efforts de M. de MoltkeP°Ur prussianiser mon armée sont jusqu’à ce jour resté) atls résultat. Tous, nous sommes indignés de leursdolentes prétentions. Avez-vous vu, en passant sur la^ ace de Darmstadt , les armes et les couleurs prus-8left nes qui s’étalent insolemment en face de monPalais ? (L e grand-duc faisait allusion à l’établissement