328 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
complètement remis. Mon excellente tante (1) était réel'lement pour moi une seconde mère ; elle m’avait pv°'digué tous les soins dans mon enfance, et, pendanttoute sa vie, m’a toujours témoigné la plus tendre, l aplus vive sollicitude,
Je ne me rappelle pas avoir été grondé une seule fo ,spar elle, alors même que j’étais le plus détestabletous les gamins, et je conserve au contraire mille son'venirs des preuves de sa tendresse et de son inépuisabl eindulgence. Mon grand-père, M. Dupleix, voulant son'lager mes parents qui étaient chargés d’une nombreusefamille, me fit venir près de lui dès l’âge de sept an 5 ’se chargea de mon éducation, de mon instruction? ^me fit entrer à Saint-Cvr.
Ce bon grand-père me surveillait et me dirigeait a v ° Cla fermeté un peu rigoureuse qui était dans son cai’ aCtère, et qu’exigeait aussi, il faut bien l’avouer, ma 113ture assez rebelle et très fougueuse.
Le rôle de la bonne tante était de tempérer
ce 5
rigueurs, et elle s’en acquittait avec une douceur et llIJpatience inaltérables, obtenant souvent beaucoup Ppar la persuasion et par ses larmes que n’avait p ufaire le pauvre grand-père par les éclats de sa colèreses menaces. Bons vieux et excellents parents, auxq ue
lus
le
et