GUERRE DE 1870-1871.
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bien des détails manquaient. 11 faut citer notamment cefait qu’elle n’avait ni personnel ni matériel d’ambu-lance, pas une voiture, pas un cacolet. Le médecin enchef de l’ambulance, rejoignant son poste en toute hâte,arriva de Strasbourg dans la journée du 4 sur le champde bataille, n’ayant d’autre matériel à sa dispositionque sa trousse de chirurgien. Cette circonstance prouvebien tristement combien la préparation de la guerreétait incomplète dans l’armée française au moment oùcommencèrent les hostilités. C’est parce que le serviced’ambulance manquait ainsi complètement que lesblessés durent être laissés au pouvoir de l’ennemi, dansla ferme de Schobusch, où on fit organiser à la hâteune espèce d’ambulance provisoire avec le concours deshabitants de cette maison. C’est là que fut transporté lecorps du général Douay, lorsqu’il fut, vers neuf heuresdu matin, mortellement atteint d’un éclat d’obus. Aprèsle combat, dans la soirée du 4, des voitures de paysans,requises par le sous-intendant militaire Greil, condui-sirent bon nombre de blessés au village de Climbach , oùils reçurent, chez le curé et chez les habitants, le plusbienveillant accueil.
Quant à la cavalerie, la disposition du terrain nepermit pas qu’elle prît part au combat; et lorsqu’il futquestion, au moment de la retraite, d’examiner s’ilc onvenait de l’engager, le général Pellé, qui avait prisa lors le commandement de la division, jugea qu’il valaitmieux ne pas la compromettre sur un terrain absolu-ment impropre à son action. Elle se tint en mesure, par