356 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
ordre de cet officier général, de protéger éventuelle-ment la retraite, mais elle n’eut pas l’occasion de com-battre. Ceci disculpe absolument le général de Septeuilde certaines accusations portées contre lui bien à tort.Il est positif qu’il ne reçut le 4 août aucun ordre defaire agir sa troupe pendant le combat, et qu’il eût étéimprudent et inutile d’engager ce jour-là la cavalerie.Le terrain ne se prêtait nullement à son action, etcomme, d’après les ordres reçus du maréchal, la divi-sion devait se replier, si elle se trouvait compromisedevant des forces très supérieures, la cavalerie, en serepliant sans combattre, ne fit qu’obéir aux ordresdonnés. Elle subit d’ailleurs quelques pertes, quelqueshommes et quelques chevaux ayant été atteints par lesprojectiles de l’ennemi.
Le grand quartier général ne voulait pas croire quel’armée allemande fût déjà prête. Il accusait de mala -dresse le sous-préfet de Wissembourg qui envoyait desdépêches alarmantes, et le général Douay, en recevantl’ordre d’occuper Wissembourg , petite place déclasséeet désarmée, et d’y faire préparer des approvisionne-ments de vivres et de fourrages, ne pouvait pas penserqu’on l’eût ainsi jeté en avant sans avoir acquis par desrenseignements sûrs la certitude que ce mouvement poR'vait se faire sans imprudence, et que la position deWissembourg était, pour deux jours au moins, hors deportée de l’armée allemande (1). Néanmoins le général
(1) Wissembourg ne pouvait en aucun cas être pour deux jours horsde la portée de l’armée allemande, puisque Wissembourg n’est q Uk