GUERRE DE 1870-1871.
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Vers deux heures, l’action devenait de plus en plusvive vers la droite, et, en avant de la position du villagede Froëschwiller, le feu des batteries ennemies redou-blait ; ses obus arrivaient en grand nombre sur le plateauoccupé par une partie de la 2 e division formant réserve.
Sur la demande du général Colson, chef d’état-majorgénéral, je donnai l’ordre aux trois bataillons du 96 e dese porter à droite de la division Raoult pour la soutenir.
En dépassant la crête, ces trois bataillons furentaccueillis par un feu formidable qui leur fit éprouverdes pertes énormes : le colonel de Franchessin, legénéral Colson lui-même et un grand nombre d’officierstombèrent mortellement frappés.
La situation devenant de plus en plus critique sur cepoint, je fis porter en avant les trois bataillons du 18 e ,en même temps que le lieutenant-colonel du 96 e ralliait,un peu en arrière, son régiment obligé de plier devantdes forces très supérieures. M. le général Wolf se pré-cipita à la tête de ces forces réunies au-devant desbataillons ennemis qui gagnaient toujours du terrain, etce mouvement détermina un retour très vigoureuxdu 1 er tirailleurs qui était assez vivement ramené en cemoment.
L’ennemi fut repoussé, laissant sur place de nom-breux tués ou blessés. Cet effort nous coûta cher, sur-tout en officiers, et ne put néanmoins aboutir, les forcesque nous avions devant nous étant trop considérables.
Le général Wolf reprit une seconde fois l’offensivepour appuyer la charge faite par les cuirassiers, maisu. Sti