GUERRE DE 1870-1871.
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les masses prussiennes qui descendaient le coteau; àdistance de onze cents mètres, elles produisirent ungrand effet et arrêtèrent complètement, pendant uninstant, le mouvement en avant de l’ennemi, ce qui per-mit à nos troupes d’effectuer assez tranquillement leurretraite.
En dernier lieu, je fis porter le bataillon de zouavesresté disponible vers l’extrême droite, en passant sousbois ; je voulais lui faire occuper le chemin de crête quidescend par les hauteurs sur Reischoffen; mais, en dé-bouchant, nous fûmes accueillis par quelques coups defusil qui nous prouvaient que déjà l’ennemi était maîtrede cette position importante, et nous dûmes filer sousbois pour déboucher plus bas et former un dernier éche-lon à l’extrémité de la croupe qui domine Reischoffen.
Le bataillon une fois en position, je descendis dansla plaine pour venir prendre les ordres de Votre Excel-lence relativement à la direction à suivre.
Quelques instants après, en traversant la ligne duchemin de fer vers la gare, je me trouvai enveloppédans le tumulte et le désordre produits par l’apparitionde quelques uhlans, et, étant coupé de la ligne de retraitepar la masse de notre cavalerie qui se retirait précipi-tamment, je dus me jeter sous bois dans la direction deZinswiller, qui me semblait devoir être la ligne de re-traite et où je croyais avoir chance de rencontrer la ma-jeure partie de nos forces.
Et c’est en suivant cette direction que j’arrivais verss ht heures au fort de Lichtemberg avec un bataillon et